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L’e-réputation en marche

27 janvier 2014 Relations Publics 0 Écrit par maudenaert

Les équipes Kantar Media News Intelligence se sont rendues à la série de conférences Reputation War organisées au Théâtre des Variétés, à Paris. Retour sur les éléments-clés de cette seconde édition autour du thème des foules sentimentales.

Y’a quelqu’un qui m’a dit…

Ah l’affect, ce formidable terrain à la rumeur ! Admettez-le : une information qui aura su vous toucher trouvera en vous un écho particulier. Emporté par le dit-sujet, vous échangerez probablement avec vos cercles sociaux, qui eux même diffuseront l’information à leurs proches, qui eux même… En tant qu’individu émotionnellement apte, vous constituez donc l’épicentre même de la rumeur…même si elle s’avère fausse par la suite. Pour introduire Reputation War, l’organisation a ainsi fait appel à Tony Appleton. Un nom qui ne vous dit peut être rien mais qui a pourtant trusté les médias l’année dernière : en tenue d’apparat, ce comédien-crieur a annoncé au monde entier la naissance de l’héritier au trône d’Angleterre. Une annonce relayée dans le monde entier qui – malgré les apparences – n’avait finalement rien à voir avec quelque communication officielle made in Buckingham. L’arrivée du royal baby a suscité une telle attente, une telle émotion, que cette intervention s’est répandue en temps réel, avant toute vérification, remportant immédiatement l’adhésion du public. La foule sentimentale, c’est vous !

Elle court, elle court, la rumeur

Du bénéfice du doute aux il n’y a pas de fumée sans feu, de supposées sources proches en présomptions, de clichés flous en trous de serrures, la rumeur, avérée ou démentie, est protéiforme. Avec une constante : elle fait parler. Le buzz est un précieux allié quand il s’avère d’un impact bénéfique à la notoriété. Mais jusqu’à quand ? Le vent peut-il tourner et dévoiler une face plus sombre de l’information ? Quelle stratégie déployer quand le bad buzz prend le dessus et comment éloigner le spectre de la désinformation voire de la diffamation à l’égard d’un individu ou d’une marque ? Reputation War a su présenter différents cas liés à la réhabilitation et à la défense d’une réputation personnelle – les amalgames entre un nom et un scandale, entre autres – voire étatique, à l’image de l’Egypte dont l’angle de médiatisation implique certaines conséquences économiques. Autant d’enjeux colossaux liés à la compréhension et à la réappropriation de son image en tant qu’individu, marque ou entité.

Gardez le contrôle

Médiatisée sous la plume / la caméra / le micro / le clavier d’un journaliste ou d’un internaute, la rumeur exige un suivi et une analyse approfondie afin de réagir ad lib et surtout ad hoc. Si un sourcing est rendu possible par certains sites tels qu’Hoax Buster – autoproclamé première ressource francophone sur les canulars du web et invité de Reputation War – une veille des médias traditionnels s’avère essentielle. La viralité supposée par internet a également fait rentrer la surveillance de l’e-reputation dans la norme. Cibler les commentaires-clés, identifier les influenceurs, décrypter les prémices d’une cyber-crise sont autant d’atouts dans l’ajustement des stratégies de marketing et de communication. Car si les médias sociaux constituent un puissant vecteur de propagation de la rumeur, ils s’avèrent aussi être de formidables alliés pour rétablir le message.

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