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Social Week Report – 31 octobre

31 octobre 2014 Sans catégorie 0 Écrit par elhoste

Comptes Twitter : arnaque à l’influence

Belle leçon de psychologie 2.0. prodiguée cette semaine par Yannick Deslandes, le patron d’acheter-des-fans.com, un site web spécialisé qui se propose de gonfler le nombre de vos followers ou de vos fans contre une menue somme d’argent (649 euros pour 10 000 fans sur Facebook tout de même).

Dans un entretien au site Tuxboard, Deslandes explique comment son entreprise sollicite de « vraies personnes » pour liker les pages de ses clients. Selon lui, ces personnes « likent en leur âme et conscience » les pages qui leur sont proposées – non sans rétribution à la clé, cela va sans dire. Mais attention, il ne faut pas pour autant attendre des miracles. Ces fans achetés ont un engagement quasi (?) nul et n’alimenteront pas votre compte ou votre page.

Le but ? Atteindre un « chiffre psychologiquement rassurant » pour votre futur fan, qui, devant cette preuve tangible de votre popularité, n’hésitera plus à liker. Il ne s’agit donc pas d’une « fausse popularité » mais d’une « popularité anticipée ». Et d’illustrer : le ventre vide, vous passez devant deux restaurants identiques. L’un est vide, l’autre est rempli… Où allez-vous donc dîner ? CQFD.

L’argumentaire tourne au numéro d’équilibriste quand il s’agit de qualifier le fonds de commerce du site. C’est « tricher d’un point de vue déontologique, mais pas d’un point de vue légal », explique le patron. Cette distinction bien en tête, Desplanches en rajoute une couche, affirmant que « la crédibilité passe par la quantité mais pas par l’exagération ! ».

Mais alors que penser de l’infographie publiée par Tuxboard, qui passe au crible les comptes Twitter de 15 personnalités politiques françaises majeures ? Le bilan est sans appel : la proportion de followers fake et inactifs dépasse presque toujours 50%, avec un très beau 87% pour Nathalie-Kosciusko-Morizet. Influence un peu « anticipée » ou franchement usurpée ?

L’application Let promet la célébrité aux 13-18 ans

Cette semaine, gros plan sur l’application Let, un tout nouveau réseau social qui cible les 13-18 ans. Pour la genèse de Let, lancée en juin cette année, voici le double constat de son co-fondateur Pascal Lorne, interrogé par le site Frenchweb :

1/ Facebook est en perte de vitesse auprès des jeunes qui ne le voient plus comme un réseau assez « cool »

2/ ces même jeunes sont une des cibles les plus prisées par les marques et les annonceurs, et ils ne sont pas faciles à atteindre via les canaux traditionnels

Mais alors comment intéresser cette cible volatile qui dispose déjà d’une multitude d’options pour réseauter sur smartphone?

Le mot-clé, c’est la PO-PU-LA-RI-TE.

C’est en tout cas la promesse de Let, qui promeut au rang de « jeu » la course au profil le plus populaire. On appelle ça la « gamification » – ludification en français – ou comment transposer les principes du jeu dans un domaine a priori non ludique.

Comble du glamour, Pascal Lorne fait miroiter de pouvoir « échanger directement avec des célébrités », dont les profils auraient été authentifiés. Pour chaque statut partagé, les utilisateurs de Let ne récoltent pas des « like » mais des étoiles (glamour toujours) et deviennent visibles dans un onglet labellisé « Most Popular ». Le but ultime,  « devenir soi-même une célébrité grâce au réseau », explique Pascal Lorne.

Du côté de Let, le « but ultime » sera sans nul doute de pouvoir monétiser son application via un system de clic payant pour les annonceurs. Pour le moment, la communauté d’utilisateurs est encore trop peu consolidée, composée majoritairement de jeunes filles entre 13 et 16 ans. Quant aux célébrités présentes sur le réseau, Pascal Lorne est resté bouche cousue.

Le clown est triste, hélas !

La sculpture sur ballon vous donne des spasmes et vous frissonnez à la vue d’une perruque orange hirsute ? Vous êtes peut-être atteints de coulrophobie, la peur exagérée des clowns.

On frôle la crise de paranoïa, alors que se multiplient sur la toile les histoires de clowns agressifs pourchassant des habitants terrorisés partout en France. Impossible de passer à côté du phénomène, très sérieusement relayé par les médias cette semaine.

Les réseaux sociaux ont vite été pointés du doigt comme catalyseur du mouvement. Invité de RTL Grand Soir le 27 octobre, Franck Dehay, porte-parole de la direction générale de la police nationale, est ainsi revenu sur le phénomène, soulignant qu’il avait bel et bien été « amplifié par les réseaux sociaux ».

Mais surprise ! La police est bientôt débordée par des « milices » anti-clowns, dont les initiatives deviennent vite virales elles-aussi. La Brigade Anti-Clowns promet ainsi sur sa page Facebook de « débarquer » si un clown est repéré dans la région de Grenoble. L’affaire, qui ne fait plus rire ni la police ni les associations de « vrais » clowns, nous aura au moins valu ce savoureux tweet officiel, à quelques jours d’Halloween: « si je croise un clown, je fais le 17 ! ».

En bref

deux rooms pour le prix d’une

Après le lancement par Facebook, la semaine dernière, d’une application de discussion anonyme baptisée Rooms, le géant américain est désormais accusé de plagiat par deux entrepreneurs français. Ils avaient lancé, le 18 septembre, une application similaire… du nom de Room (!).

Le client online reste un client

Une étude du Syndicat National de la Communication Directe (SNCD) révèle que si les socionautes sont 39% à se déclarer fans ou abonnés d’au moins d’une marque, ils sont en revanche plutôt insatisfaits quant au contenu online qui leur est proposé. Mais que veulent les utilisateurs ? Des bons de réduction, pardi ! Ils ne seraient pas non plus contre un service client plus réactif et des invitations à des événements, précise l’étude.

 

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