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Social Week Report – 14 novembre

14 novembre 2014 Social Week Report 0 Écrit par elhoste

Chaque vendredi, découvrez notre tour d’horizon des actualités social media qui ont marqué la semaine.

LE DIABLE EST DANS LES DÉTAILS… CHIFFRÉS 

Cette semaine, l’addiction aux réseaux sociaux vous guette. On parle de plus en plus d’anxiété lié à l’usage des réseaux sociaux, voire de dépendance. Alors, tous accrocs ? À en croire une étude de Médiamétrie menée en France, plus de 7 inscrits aux réseaux sociaux sur 10 se rendent au moins une fois par jour sur leur profil. Pire, un inscrit sur un réseau social est en moyenne présent sur 3 réseaux différents, Facebook en tête.

Mais qu’en est-il vraiment de l’engagement des inscrits ? Médiamétrie l’affirme sans détour : la plupart des réseauteurs ne sont pas très actifs et ne créent que peu de contenus. Le socionaute-lambda se contente donc de consulter des profils ou encore de regarder des vidéos et des photos.

Le danger serait donc ailleurs, plus précisément dans les données chiffrées dont votre fil d’actualité regorge. Nombre d’amis ou d’abonnés, nombre de like ou de RT ou encore nombre de commentaires, les réseauteurs sont envahis d’alertes quantitatives qui exacerbent la compétition et encouragent les comportements compulsifs. C’est en tout cas ce qu’a tenté de démontrer l’artiste américain Benjamin Grosser, avec un programme pour le moins surprenant.

« The Facebook Demetricator », téléchargé comme une extension à votre navigateur, nettoie votre newsfeed de toute donnée chiffrée.

demitrificatorPrès de 2 ans après le lancement, l’artiste a interrogé les utilisateurs de son logiciel, soit 5000 personnes.

Débarrassés de la pression subconsciente des résultats (chiffrés), certains utilisateurs ont fait part de leur soulagement et ont déclaré utiliser le réseau social avec plus de plaisir, faisant état d’un « bien-être restauré ».Pour d’autres, impossible de se passer des chiffres, qui, selon eux, font tout le sel des réseaux sociaux.

Pour Benjamin Grosser, pas de doute, la dictature du chiffre influencerait directement nos réactions, dans un processus proche des ressorts de l’addiction. En clair, un like agirait un peu comme un susucre sur nos esprits accrocs.

RECRUTE YOUTUBEUR-TÊTE DE GONDOLE

Vous connaissez Squeezie ? Si vous avez plus de 18 ans ou n’êtes pas un Geek trentenaire assumé, pas d’inquiétude, c’est plutôt normal. Et pourtant…

Squeezie, ou Lucas dans le civil, c’est ce jeune Youtubeur ultra populaire en France, avec plus de 70 millions de vues en octobre. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : sa chaîne sur la plate-forme vidéo compte ainsi plus de 3 millions d’abonnés, et 641 millions de vues en cumulé.

Du haut de ses 18 printemps, la promesse de Squeezie, c’est de « nous faire marrer » (sic) tandis qu’il se filme testant des jeux vidéo dans sa chambre. Résultat : des gags et des bons mots distillés au fil d’un débit infernal, ponctués de cris de rage ou de victoire, en fonction de sa progression sur la console. Épileptiques, s’abstenir…

Squeezie PREVIEW _2À y regarder de plus près, le marketing à la sauce réseaux sociaux n’est jamais loin. D’abord, Squeezie n’avance pas seul dans cette aventure. Le jeune podcasteur a été « coaché » par Widzeo, une société experte dans le développement d’audience sur les plateformes vidéos, avant de rejoindre récemment Mixicom, un réseau de monétisation de chaînes YouTube.

Car au-delà du divertissement, l’affaire se porte bien. Selon une estimation du site spécialisé Social Blade, le gamer aurait gagné environ 207 900 euros durant le mois d’octobre. Pourtant, la question de la monétisation reste taboue chez les stars de l’internet, qui aiment à revendiquer leur indépendance et le côté « fait-maison » de leurs vidéos si populaires.

En réalité, l’industrie du jeu vidéo lorgne sur ces VRP en puissance, qui offrent un accès privilégié à leur cœur de cible, les 10-30 ans. Accompagné de quelques joueurs-stars du PSG, Squeezie s’est donc transformé en tête de gondole pour le lancement du jeu vidéo Call of Duty au début du mois. Au risque de voir bientôt apparaître la mention Placement de Produit en guise d’introduction à ses vidéos ?

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Le Clasico se joue sur les réseaux

Le Clasico PSG-OM était déjà joué d’avance…du moins sur les réseaux sociaux. Depuis l’arrivée du Qatar et de ses millions, les deux équipes n’évoluent plus dans la même division, Paris devançant de loin l’équipe phocéenne en matière de communication sur le web. Sur Facebook, le PSG a gagné 10 millions de fans, quand l’OM n’en engrangeait qu’un petit million. Sur Instagram, le double tenant du titre de champion de France est tout-puissant, avec 738 000 followers contre 21 000 pour l’OM. La stratégie du PSG se décline aussi à l’international avec une présence forte sur les réseaux sociaux chinois. Le point de l’humour ira quand même à l’OM, qui met en scène sur Twitter la précieuse glacière de Marcelo Bielsa dans une conférence de presse imaginaire à quelques jours du choc (pic.twitter.com/wGs3e74z49).

Facebook de plus en plus censuré

La censure concerne un volume croissant de contenus postés sur Facebook. C’est le site américain spécialisé Mashable qui le révèle dans une étude. Entre le dernier semestre 2013 et le premier semestre 2014, la censure de contenus a ainsi augmenté de 19% sur le réseau social. L’Inde, la Turquie et le Pakistan sont les trois pays les plus concernés, sur les 15 pays que la firme de Mark Zuckerberg identifie dans son dernier rapport sur la transparence. C’est justement là que le bât blesse pour certains observateurs, qui regrettent que Facebook, à l’instar de Twitter, ne divulgue pas en détail le contenu des requêtes émanant des gouvernements.

Instagram déploie sa stratégie de monétisation

Après les États-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni, le réseau social visuel aux 200 millions d’utilisateurs a lancé la publicité sur son service au Canada. Six marques, dont Air Canada et Mercedez-Benz, seront ainsi habilitées à introduire des publicités sous forme de photos ou de vidéos qui apparaîtront sur le fil d’actualité des utilisateurs. Instagram se veut rassurant et indique que les publicités seront déployées « de manière lente et contrôlée tout en prenant en compte les commentaires de la communauté ». Quant aux marques, elles promettent un « voyage expérientiel » … tout un programme. La recherche de rentabilité d’Instagram aura-t-elle un impact sur sa popularité ? Gare quand même au bad buzz.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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