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Equations savantes

17 novembre 2014 Relations Publics 0 Écrit par meskenazi

Route du Rhum

La communication de crise est à l’honneur ce mois-ci, mise en lumière par l’Agora organisée par le Syntec RP sur ce sujet. Les communicants, fins observateurs s’il en est de l’air du temps, s’étonnent souvent des erreurs commises par les marques quand elles sont mises en cause. Les grands principes de la communication de crise sont-ils donc si peu partagés dans les entreprises ? C’est vrai qu’ils demandent du courage et une certaine prise de risque, quelquefois aussi un affranchissement des règles pour faire face à l’urgence.

Osons, cette semaine, une tribune un tant soit peu iconoclaste teintée de nihilisme et rappelons à tous qu’il ne faut pas confondre notoriété et réputation : l’effet d’une crise, c’est d’augmenter la notoriété et d’abaisser la réputation. Les courbes se croisent et prennent des trajectoires opposées jusqu’à l’effet ciseaux !

Augmenter sa notoriété : toutes les entreprises en rêvent et développent de savants plans de com pour être mieux connues de leurs cibles. Pour cela, rien ne vaut une bonne crise. Quand toutes les télés, les radios, quand tout Internet matraque votre nom, votre marque, vous faites un énorme bond en avant.

Oui mais votre réputation en souffre. A quoi bon être connu si c’est en mal ? Pour répondre à cette question, il convient de réfléchir à la relation entre réputation et business. Croyez-vous que seules les entreprises vertueuses fassent des affaires ? Votre business croît si votre produit ou votre service est connu, s’il rencontre un besoin et s’il est proposé au juste prix. Votre réputation n’intervient que peu dans cette équation, c’est la notoriété qui compte. Attention : cette règle rencontre une exception de taille : si votre crise a eu un impact sur la santé ou sur la sécurité, alors vous avez du souci à vous faire : vous serez rejetés. Mais autrement, si votre marque est associée à tout autre événement, préparez vos stocks !

Comme l’explique Marc ESKENAZI, directeur département Crise de Burson Marsteller i&e « Face à la crise, la seule préoccupation du communicant est de préserver la réputation. Il a raison, même si l’on a vu qu’elle était le plus souvent décolérée du business. Il n’oubliera pas les grandes règles qui font de lui un stratège : parler tout de suite – au moins avant les autres ; choisir ses mots (story telling) ; le dire soi-même ».


Retrouvez Kantar Media News Intelligence le 18 novembre à l’Agora SYNTEC RP Quelle éthique pour la communication de crise ? lors de la table ronde Du bruit médiatique au vacarme : la communication de crise à l’ère du multicanal, avec la participation de Sonia Metche (Directrice Etudes de Kantar Media News Intelligence), Caroline Marchetti (Fondatrice Associée de MAARC), Corinne Got-Camard (Directrice générale de H+K Strategies), Philippe Lucas, (Directeur général de Wellcom) et Laura Visserias (Directrice Pôle Corporate, Crise et Affaires Publiques de Weber Shandwick). Participation gratuite sur inscription

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