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Social Week Report – 28 novembre

28 novembre 2014 Social Week Report 0 Écrit par elhoste

Cette semaine, découvrez comment Facebook déploie sa stratégie B2B avec Coca et le dernier bad buzz autour de Snapchat. Vous saurez aussi qui est le magicien de Facebook et comment gagner de l’argent grâce à Instagram.

Coca-Cola et Facebook signent un partenariat innovant

Facebook, une plate-forme marketing comme une autre pour les marques ? Pas si sûr… La firme de Mark Zuckerberg a levé le voile sur l’étendue de ses ambitions en annonçant cette semaine un partenariat d’un genre inédit avec Coca-Cola.

Avec cet accord conclu entre les antennes françaises de Coca-Cola et de Facebook, le réseau social devient un partenaire privilégié de la stratégie digitale de la marque, dont la page a déjà été likée plus de 90 millions de fois. Facebook travaillera donc en collaboration avec Starcom Mediavest, l’agence de com’ attitrée de Coca-Cola France, pour accompagner les équipes marketing et créatives. Le but ? Renforcer l’engagement des utilisateurs de Facebook vis à vis des marques du groupe.

En clair, Facebook interviendra directement comme partenaire de Coca pour guider sa stratégie et s’assurer de son efficacité auprès des consommateurs. D’une part, Coca bénéficiera des conseils du « creative shop » de Facebook, cette cellule interne qui aide les agences à maîtriser les codes en vigueur sur le réseau social.

Coca disposera d’un accès exclusif aux dernières innovations et fonctionnalités proposées par la firme californienne. Facebook prodiguera aussi des sessions de formation aux équipes dédiées. Enfin, des études spécifiques permettront de mesurer précisément l’efficacité de telle ou telle campagne.

Même si le directeur général de Facebook France, Laurent Solly, précise que Facebook n’a pas vocation à se substituer aux agences, il est clair que ce nouveau modèle de collaboration redessine de facto les relations entre médias, annonceurs et agences. Facebook ne fait d’ailleurs pas grand secret de sa stratégie partenariale, qui ne vise pas seulement les grands groupes. Le programme « Facebook for business » est également destiné aux PME et aux start-up. Autre jalon de cette stratégie de développement, Facebook s’est récemment allié à TheFamily, un réseau de start-up, avec pour ambition de « stimuler l’écosystème entrepreneurial français ».

Le lancement de Snapcash mal accueilli

La réputation sulfureuse de Snapchat n’est plus à faire, et pourtant, l’application est désormais accusée de vouloir promouvoir le porno amateur.

Snapchat, c’est cette application de partage de photos et de vidéos qui fait un malheur chez les ados. Sa particularité ? Les messages envoyés (les « snaps ») ne sont visualisables que pendant quelques secondes, avant d’être effacés du serveur.

C’est justement ce processus d’autodestruction qui a fait le succès de l’application, que Facebook et Google ont toutes deux tenté d’acquérir – sans succès. Snapchat s’est même payé le luxe de refuser une offre de Facebook à 3 milliards de dollars ! Sur Snapchat, les ados (et les autres) s’échangent facilement des photos plus ou moins osées, rassurés par la durée de vie limitée des clichés. C’est ainsi près de 350 millions de snaps qui sont échangés dans le monde chaque jour.

snapcashLa nouveauté, c’est le lancement, en partenariat avec la société Square, d’une fonctionnalité baptisée Snapcash. Sur le papier, rien de scandaleux. Il s’agit de permettre l’envoi d’argent par les utilisateurs majeurs à leurs contacts à l’aide d’un simple clic. Mais déjà, les critiques fusent.

S’il devient possible de rémunérer directement l’échange de photos ou de vidéos (potentiellement sexy), alors Snapchat ne sera ni plus ni moins qu’une plate-forme de porno amateur. Sans compter qu’en octobre, Snapchat avait été victime d’une attaque informatique de grande ampleur, qui avait vu le vol et la diffusion de milliers de données échangées par ses utilisateurs. Après l’annonce de ce nouveau service, la société a assuré faire la sécurité sa priorité, et a promis « une grande expérience pour tout le monde ». Une expérience qui sera, dans tous les cas, interdite aux moins de 18 ans.

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Greg Marra, le magicien de Facebook

instagramEn apparence, Greg Marra n’a rien d’exceptionnel. Sur son profil Facebook, le jeune homme pose en tenue décontractée, arborant un T-shirt à l’effigie d’Instagram. Pourtant, sans que vous le sachiez, Greg Marra est l’homme qui (algo)rythme votre vie sur Facebook. A seulement 26 ans, l’ingénieur est à la tête d’une équipe de 16 personnes, qui compte bien révolutionner votre fil d’actualités, algorithme performant à l’appui, pour en faire, selon les propres termes de Mark Zuckerberg, « le parfait journal personnalisé de tout le monde ». Et il y a du boulot, puisque Facebook voudrait désormais pouvoir intégrer à votre news feed l’actualité qui vous intéresse, et pas seulement celle de vos amis.

Twitter retrouve la mémoire

twitterA l’occasion de ses huit ans cette année, Twitter offrait à ses utilisateurs la possibilité de retrouver leur tout premier tweet (et celui des autres) via un site internet dédié. Cette semaine, le site de microblogage a étendu le champ des possibles. Les tweetos pourront retrouver n’importe quel tweet posté depuis la création de la plate-forme en 2006, directement sur le site grâce à une nouvelle fonctionnalité. Twitter a ainsi indexé ses milliards de tweets, que vous pourrez consulter via un outil de recherche par date, utilisateur ou sujet.

Le business des Instragrameurs

businessPoster des photos sur Instagram, ça rapporte ! Bon, si vous vous contentez de poster des selfies plus ou moins réussis, n’y comptez pas trop quand même. Pour espérer vous faire remarquer, prévoyez plutôt un mix diversifié de jolis paysages, de natures mortes stylisées, et autres galeries de portraits cocasses. Une fois ces ingrédients réunis, il vous faudra encore attirer les followers en nombre, à l’instar de VuThéara Kham (profil ici), la star française sur le réseau avec 743 000 followers. L’idéal est ensuite d’intégrer une agence spécialisée, comme Tribegram Lab, qui regroupe une cinquantaine d’Instagrameurs dits bankables. L’agence proposera ensuite vos services aux marques pour des campagnes spécifiques ou des événements. Et c’est le jackpot ! Pour le gratin des Instragrameurs français, comptez de 1 000 à 3 000 euros la journée.

 

Si vous avez apprécié ce post réalisé par l’équipe Synthèse de Kantar Media, nous vous invitons à découvrir notre service Revues et Synthèses médias, ainsi que notre Livre Blanc « Facebook & Twitter : quand le passé dicte le futur ».

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