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Social Week Report – 19 décembre

19 décembre 2014 Social Week Report 0 Écrit par elhoste

Facebook va-t-il empêcher la publication de photos compromettantes grâce à l’intelligence artificielle ? Snapchat est-elle en passe de devenir respectable ? On en parle cette semaine, en plus de l’achat de livres sur Twitter, du match PSG-Chelsea et de l’appli qui fait le buzz sur les réseaux.

Facebook veut jouer les Sam de votre profil

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C’est peut-être la nouvelle fonctionnalité Facebook qui sauvera votre e-reputation…

Selon Yann LeCun, chercheur et responsable du développement de l’intelligence artificielle pour le géant californien au sein du FAIR (Facebook Artificial Intelligence Research), Facebook travaillerait à développer un outil de reconnaissance faciale permettant notamment de mettre en garde les utilisateurs du site avant la publication de photos embarrassantes qu’ils pourraient regretter.

Comme vous l’avez certainement remarqué, Facebook est déjà capable de vous reconnaitre sur une photo postée par vos amis. Mais le réseau social pourrait encore monter en compétences et identifier un éventuel état d’ébriété sur des photos que vous soumettriez (dans un état d’inconscience passager) pour publication. Facebook vous adresserait alors une gentille mise en garde, vous prévenant que le contenu de vos photos pourrait bien être classé NSFW (Not Safe for Work), et plus si affinités.

Alors, flippant ou salvateur ?

Sur la question, deux points de vue a priori irréconciliables s’affrontent. D’une part, on critique l’interventionnisme croissant de Facebook, qui indiquerait à ses utilisateurs la meilleure façon de se comporter. Finalement, la liberté de poster des photos embarrassantes serait une liberté comme les autres. Aux antipodes, Yann LeCun évoque un contrôle accru des socionautes sur leur identité digitale. Il explique que le processus avancé de reconnaissance faciale pourrait également permettre au réseau de vous avertir de toute publication vous concernant, même en dehors de votre cercle d’amis.

Ce qui est certain, c’est que l’intelligence artificielle est au cœur de la stratégie de Facebook, qui entend développer des outils de deep-learning (système d’algorithmes avancé) permettant la reconnaissance visuelle et écrite. Avec pour ambition, à terme, de disposer de machines capables de comprendre le sens des phrases postées sur les millions de pages de ses utilisateurs.

Snapchat en passe d’écrire son histoire

La news en ligne s’annonce comme le nouvel horizon des réseaux sociaux en 2015. Mark Zuckerberg a annoncé son ambition de proposer à chaque utilisateur de Facebook un « parfait journal personnalisé » et Twitter est déjà le chouchou des journalistes, devançant souvent les médias traditionnels dans la couverture d’événements planétaires. On attendait peut-être moins sur ce créneau Snapchat, le réseau de partage de photos et vidéos éphémères.

Et pourtant ! Snapchat, qui cherche à bâtir son modèle économique en toute indépendance, ne se contente déjà plus d’offrir à ses utilisateurs les courtes vidéos, ou snaps, qui ont fait sa (sulfureuse) réputation et son succès. On peut désormais diffuser des « stories », qui sont constituées de plusieurs snaps assemblés en un mini-reportage, consultable pendant 24 heures.

Cette nouvelle fonctionnalité a déjà relevé le défi d’attirer l’attention de médias dits plus traditionnels. Pendant les événements liés aux manifestations de Ferguson aux États-Unis, le site du Huffington Post américain avait ainsi lancé un appel pour recueillir des témoignages via l’application, nous raconte Le Figaro.

Les « stories » permettent aussi à Snapchat de mettre en place sa stratégie de monétisation. Des annonceurs (Amazon et la marque de vêtements Hollister) ont déjà sponsorisé certains de ces contenus, entièrement produits par les utilisateurs.

Signe de cette respectabilité naissante, Snapchat serait même en discussion avec différents sites de divertissement et d’information, dont BuzzFeed et Vice, pour bâtir le contenu d’un nouveau service destiné à ses utilisateurs. Les chaînes américaines CNN et ESPN mais aussi le Daily Mail compteraient parmi les médias approchés par Snapchat pour discuter d’un possible partenariat. À terme, ils pourraient produire pour l’application un contenu ad hoc, diffusé à ses quelque 100 millions d’utilisateurs.

ON EN PARLE AUSSI

Les livres s’achètent aussi sur Twitter

1Grâce à Twitter, la filiale américaine d’Hachette Livre cherche à se passer des services d’Amazon. L’antenne américaine de la plus grande compagnie française d’édition teste en ce moment outre-Atlantique l’achat intégré via le site de microblogage. Stratégie somme toute logique, explique son patron Michael Pietsch, puisque la promotion des livres se fait déjà en grande partie sur les réseaux sociaux. Pour l’instant, l’expérience pilote ne concerne que quelques titres ciblés du catalogue de l’éditeur. Un bouton « acheter », lancé en septembre par Twitter, sera intégré aux tweets de trois auteurs, permettant l’achat des ouvrages sans passer par la case Amazon. Il faut dire que l’année 2014 a été marquée par une bisbille de taille entre Amazon et Hachette, concernant les prix des e-books proposés par le géant américain.

Le PSG tacle (gentiment) Chelsea via Twitter

2Les fans de foot et de Ligue des Champions auront bien du mal à patienter jusqu’au 17 février prochain pour voir s’affronter le PSG et Chelsea sur la pelouse du Parc des Princes. En attendant, le match a déjà commencé sur un autre terrain, et c’est le PSG qui décoche la première flèche de la joute verbale sur les réseaux sociaux. Quelques minutes seulement après le tirage au sort des huitièmes de finale de la compétition en début de semaine, le PSG, via son compte Twitter, dégaine dans un style revanchard. « Dear Chelsea friends, we told you we would be back » (Chers amis de Chelsea, on vous avait bien dit qu’on reviendrait), annonce fièrement le club parisien. Il lance ainsi la saison 2 d’une passe d’armes digitale qui avait commencé au printemps de l’année dernière, alors que les deux formations s’apprêtaient à s’expliquer en quart de finale de la compétition. Les Blues avaient eu raison du club parisien sur le terrain, et n’avaient pas manqué de chambrer les joueurs de Laurent Blanc. « Pas de Coupe d’Europe pour Paris, juste des croissants », pouvait-on lire sur le compte Twitter du club londonien.

Facebook dévoile ses nouveaux boutons

3La stratégie B2B de Facebook passera en 2015 par le déploiement des  boutons « call to action » pour les fans pages des entreprises. Ces boutons, qui seront visibles juste à côté du fameux bouton « like », permettront à ces dernières d’espérer un meilleur taux de transformation sur la plateforme, en encourageant les utilisateurs à interagir directement avec elles. Sept « call to action » distincts seront disponibles, en fonction du but recherché par les entreprises. À partir de 2015 en Europe et dès les prochaines semaines aux États-Unis, il sera donc possible d’acheter (« shop now »), de s’inscrire (« sign up »), de réserver (« book now »), de contacter (« contact us »), de télécharger une appli ou de jouer à un jeu (« use app » / « play game ») ou encore de regarder une vidéo (« watch now ») en un simple clic.

Moins désespérant en chantant ?

4C’est indéniablement la buzz app de cette fin d’année. Si vous avez un profil Facebook, vous n’avez pas pu y échapper. Les vidéos de quelques secondes, dans lesquelles vos amis interprètent en playback dans leur chambre, leur cuisine ou leur salle de bains une chanson populaire ou une courte citation, ont envahi les fils d’actualité sans crier gare. Le responsable de ce déferlement de selfies en version karaoké, c’est Dubsmash, une appli créée en Allemagne et lancée à mi-novembre. Succès viral immédiat : Dubsmash caracole en tête des classements d’appli et promet un joli pot-pourri musical pour les fêtes de fin d’année.

Si vous avez apprécié ce post réalisé par l’équipe Synthèse de Kantar Media, nous vous invitons à découvrir notre service Revues et Synthèses médias, ainsi que notre Livre Blanc « Facebook & Twitter : quand le passé dicte le futur ».

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