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Social week report : 2 janvier 2014

2 janvier 2015 Social Week Report 0 Écrit par elhoste

Cette semaine, découvrez ce qui va peut-être changer sur votre fil d’actualité Facebook en 2015, pourquoi Pharrell Williams et YouTube se font la guerre, et comment Justin Bieber a perdu 3,5 millions de fans sur Instagram en décembre. On parle aussi diplomatie française, orthographe, et bonnes résolutions.

FACEBOOK : L’ANNÉE DU TOTAL RELOOKING ?

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Simple lifting ou chirurgie lourde pour Facebook ? Le géant des réseaux sociaux serait en train de tester de nouvelles fonctionnalités tous azimuts en cette fin d’année. Voici donc à quoi il pourrait ressembler en 2015…

Certains utilisateurs auraient ainsi vu apparaître un bouton de mise en vente d’objets (« Sell something ») à côté des boutons classiques permettant de poster un statut ou de publier une photo. Certes, la vente d’objets est déjà légion sur Facebook, mais la nouvelle fonctionnalité permettrait une présentation plus structurée, avec notamment la possibilité de préciser les options de retrait de l’objet mis en vente. Quant à savoir si Facebook prévoit de s’arroger une commission sur les futures transactions, Le Figaro rappelle à toutes fins utiles que l’entreprise s’est adjoint les services de l’ancien président de PayPal en juin dernier. Facebook va-t-il entrer en concurrence avec EBay ou Le Bon Coin ?

Le changement pourrait également être sensible du côté de la présentation des vidéos, un des axes de développement prioritaire de Facebook. Après le déploiement en 2014 de l’auto-play, qui fait démarrer les vidéos de votre fil d’actualité sans que vous ayez besoin de cliquer, le design des sections vidéos pourrait évoluer, jusqu’à ressembler à s’y méprendre à une chaîne YouTube (voir la page relookée d’ABC news ici). Facebook a confirmé qu’il testait actuellement ce nouveau design sur quelques pages et qu’il entendait la déployer d’ici quelques semaines. La guerre entre Facebook et YouTube ne fait donc que commencer.

LES ARTISTES SE REBELLENT CONTRE YOUTUBE

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Si le streaming apparaît sans conteste comme l’avenir de l’industrie musicale, la question du partage du gâteau entre les sites internet et les artistes semble loin d’être réglée. La bisbille du moment concerne YouTube, qui teste actuellement sa nouvelle plateforme de musique payante en streaming, Music Key, avant un grand lancement prévu dans les premiers mois de 2015.

La filiale de Google est désormais menacée de poursuites judiciaires par Global Music Rights (GMR), une société qui défend les intérêts d’artistes prestigieux parmi lesquels Pharrell Williams. La discorde porte sur les copyrights de près de 20 000 morceaux hébergés par YouTube sans les autorisations nécessaires, selon l’avocat de GMR. Les indemnités réclamées par la société pour les artistes qu’elle représente pourraient atteindre le milliard de dollars, si YouTube refusait de retirer de son site les vidéos en question. Mais le site de partage ne l’entend pas de cette oreille, et réclame à son tour l’identification précise de chacune des vidéos incriminées, adresses URL à l’appui.

Au-delà du bras de fer judiciaire qui se profile, c’est la question cruciale des droits d’auteurs et des revenus des artistes qui est en jeu, alors que la révolution digitale a profondément transformé l’industrie du disque. Et pour l’instant, le compte n’y est pas… alors que l’incontournable tube de Pharrell Williams, « Happy », a été joué plus de 43 millions de fois aux États-Unis sur le site de streaming Pandora, l’artiste n’aurait touché en retour que… 2 700 dollars de royalties. Face à cette disproportion criante, l’Association américaine des éditeurs de musique (NMPA) déplore que le cadre législatif n’ait pas suivi et réclame des lois modernisées pour permettre aux artistes de survivre à la montée en puissance du streaming et de la dématérialisation de la musique sur les médias sociaux.

INSTAGRAM LANCE LA PURGE AUX FAUX FANS

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Mauvaise surprise pour les têtes de gondole d’Instagram le 18 décembre dernier. Alors que le réseau social visuel, propriété de Facebook, annonçait une semaine auparavant que le nombre de ses utilisateurs actifs avait dépassé les 300 millions, voilà que les comptes de fameux instagrameurs se vidaient substantiellement de leurs followers !

En seulement quelques minutes, le chanteur Justin Bieber a ainsi perdu plus de 3,5 millions de followers. Même punition pour l’égérie de la télé-réalité américaine Kim Kardashian, qui a vu le volume de ses fans sur Instagram dégonfler de près de 1,3 million, tandis que les chanteuses Rihanna et Katy Perry devaient elles aussi faire leur deuil, la première voyant 1,2 millions de fans s’évaporer et la seconde 300,000 followers disparaître dans la nature.

La faute à ce que les socionautes ont vite qualifié de « purge » (#InstaPurge). En fait, Instagram avait prévenu dès le 10 décembre de l’imminence d’un ménage parmi les comptes inactifs et autres faux profils. Mais l’ampleur de la correction a surpris tout le monde, interrogeant au passage sur la popularité réelle des stars d’Instagram. Quand on sait que ces dernières négocient avec les marques une rétribution en partie basée sur leur nombre de fans, on voit bien l’intérêt d’en afficher le plus grand nombre possible. Quitte à en acheter quelques milliers au passage, qui sait…

ON EN PARLE AUSSI

Une diplomatie française 2.0 à inventer

Gilles Babinet, chargé du numérique auprès de la Commission européenne, n’est pas tendre avec l’appareil diplomatique français. Dans une tribune publiée par Les Echos, l’entrepreneur français estime que le soft power à la française est anachronique à l’heure des réseaux sociaux et de la révolution numérique. « Il est temps de réaliser que le monde virtuel existe et que la croissance de sa population est exponentielle, que cette population est jeune et qu’elle ignore de plus en plus les médias traditionnels », affirme-t-il, tout en érigeant la maîtrise outre-Atlantique du digital soft power en exemple. Pour gagner en influence et moderniser son image, la France doit « investir massivement » les réseaux sociaux, clame-t-il encore. Le message sera-t-il reçu ? Tous les espoirs sont permis, car à en croire Libération cette semaine, le président Hollande aurait désormais l’œil, et le bon, sur les réseaux, grâce à un rendez-vous hebdomadaire avec la cellule web de l’Élysée.

La dictée réhabilitée par Twitter

Twitter pourrait contribuer à dépoussiérer la rébarbative épreuve de la dictée à l’école. Rebaptisée « twictée » pour l’occasion, l’exercice abhorré par nos chères têtes blondes se présente désormais sous les traits d’une battle d’orthographe sur tablette. C’est Libération qui nous raconte la prouesse de ces pédagogues créatifs, à qui on ne pourra pas reprocher de ne pas s’inscrire dans l’air du temps. Prenez deux classes, ou plus, dictez leur le même texte (un peu court, forcément), et lancez le défi. Après concertation, les élèves s’échangent leur production sur Twitter et s’expliquent en retour les fautes à l’aide de mini-leçons de français sous forme de hashtag, les « twoutils ». Il s’agit, pour un des créateurs de l’exercice, de « dédramatiser la question de l’orthographe ». Et ça fonctionne ! Environ 70 classes participeraient déjà à ces dictées collaboratives d’un nouveau genre.

Mark Zuckerberg en mal de défis ?

Mark Zuckerberg n’appartient décidemment pas au commun des mortels. Depuis 2009, le fondateur de Facebook ne se contente pas d’une vague liste de bonnes résolutions qu’il n’a pas l’intention de tenir. Chaque année, il s’astreint ainsi à un véritable challenge personnel : en 2009, il a porté une cravate tous les jours ; en 2010, il a appris à parler mandarin ; et en 2011, il est devenu végétarien (sauf dans le cas où il aurait tué l’animal lui-même [sic !]). Probablement un peu à court d’idées cette année, Mark Zuckerberg a décidé de mettre à contribution ses 31 millions de followers et les autres, invités à lui soumettre leurs meilleures idées de bonnes résolutions. Moins de 4h après la publication du statut, près de 26 000 commentaires étaient déjà en ligne. Évidemment, toutes les propositions des utilisateurs de Facebook ne sont pas susceptibles d’être retenues. Peu de chances a priori de voir le jeune chef d’entreprise enregistrer un album de hip-hop, supprimer les profils de ceux qui envoient des invitations pour jouer à Candy Crush Saga, apprendre la danse classique, ou encore escalader des montagnes aux Philippines.

Si vous avez apprécié ce post réalisé par l’équipe Synthèse de Kantar Media, nous vous invitons à découvrir notre service Revues et Synthèses médias, ainsi que notre Livre Blanc « Facebook & Twitter : quand le passé dicte le futur ».

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