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Social Week Report – 16 janvier

16 janvier 2015 Social Week Report 0 Écrit par elhoste

L’année commence fort sur la planète réseaux sociaux : Mark Zuckerberg se met à la lecture, Pinterest invite les marques à le rejoindre, Snapchat a récolté quelques menues étrennes, et Twitter se lance dans la vidéo. Pendant ce temps-là, Facebook fait des emplettes et investit vos open space !

Mark zuckerberg fonde le plus influent club de lecture au monde

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Après avoir reçu des milliers de suggestions plus ou moins farfelues sur sa page officielle, le fondateur de Facebook a finalement fait son choix… Sa grande (et bien sage) résolution pour 2015 consistera à lire davantage de livres, avec pour objectif de finir un ouvrage tous les 15 jours. Une communauté dédiée a immédiatement été créée sur le réseau social (A Year of Books), et compte déjà plus de 250 000 mentions « j’aime ». Dans la foulée, Mark Zuckerberg a dévoilé le titre du premier ouvrage de son nouveau défi, The End of Power, du Vénézuélien Moises Naim. Si vous voulez échanger vos impressions sur le livre avec Mark Zuckerberg, il faudra pour le moment vous contenter de sa version électronique, car l’ouvrage est déjà en rupture de stock sur Amazon. Encore une démonstration éclatante, s’il en fallait une, de l’immense influence du PDG. À n’en pas douter, en 2015, certains grands succès littéraires seront directement subordonnés au bon vouloir de Mark.

Les marques pourront investir Pinterest

La stratégie de monétisation initiée par Facebook et Twitter fait des émules. Dernier en date à se lancer dans l’aventure, le réseau de partage de photos Pinterest qui, depuis le 1er janvier, propose aux annonceurs des « pins sponsorisés » (promoted pins). Le principe a été testé à petite échelle pendant plusieurs mois, et pourra désormais être déployé plus largement. La grande force de Pinterest pour les annonceurs, en théorie, réside dans ces catalogues de passions et centres d’intérêt créés par les utilisateurs présents sur le réseau. Les marques pourront s’appuyer sur ces précieuses informations sur les goûts de leurs futurs consommateurs pour proposer leurs propres pins, les plus ciblés possibles. Avec l’espoir de les voir partager par les utilisateurs, au même titre que n’importe quel autre pin présent sur le réseau. Côté pédagogie, l’entreprise américaine a également annoncé le lancement du Pinstitute, un programme de formation à destination des marques et des entreprises. Ça ne vous rappelle pas quelque chose ?

Levée de fonds à 485 millions pour Snapchat

Snapchat n’est peut-être pas encore rentable, mais les investisseurs y croient toujours. L’application de photos éphémères vient de lever 485 millions de dollars auprès d’une vingtaine d’investisseurs, dont Yahoo ! et Amazon feraient partie. D’après Le Figaro, Amazon envisagerait même d’utiliser Snapchat pour envoyer des publicités à ses clients. En attendant, la société est désormais valorisée à 10 milliards de dollars. De quoi conforter définitivement les deux cofondateurs, Evan Spiegel et Bobby Murphy, dans leur décision de refuser les avances (à près de 4 milliards de dollars tout de même) de Facebook, qui proposait en Novembre 2013 un rachat pur et simple. Fort de cette injection d’argent frais et de la confiance des investisseurs, Snapchat en 2015 n’aura qu’un seul mot d’ordre : MO-NÉ-TI-SA-TION.

Twitter négocie son tournant vidéo

La suprématie de YouTube dans l’hébergement et le partage de vidéos est l’objet de toutes les convoitises. Alors que Facebook a déjà fait de la vidéo un axe de développement prioritaire, notamment en rachetant cette semaine le spécialiste de l’encodage QuickFire Newtworks, voilà que Twitter va également se lancer dans la bataille en 2015, en espérant attirer un maximum d’utilisateurs… mais aussi d’annonceurs. D’après des médias américains spécialisés, le site de microblogging se préparerait à dévoiler un service vidéo dit « natif », c’est-à-dire permettant de télécharger, d’éditer et de publier des vidéos directement depuis Twitter. Les vidéos en résultant pourraient être limitées à 20 secondes. Dans le même temps, Twitter teste actuellement l’hébergement de vidéos limitées à 10 minutes, cette fois-ci à destination des annonceurs. Ce nouveau service, intitulé « Twitter Video Player », viendrait ainsi concurrencer le YouTube de Google de manière plus frontale que Vine, également propriété de Twitter, et ses vidéos limitées à 6 secondes. Pour Twitter, tout l’enjeu est de créer plus de contenu sur les timelines de ses utilisateurs, en espérant ainsi inciter ses derniers à se rendre sur le site le plus souvent possible.

Facebook s’offre une nouvelle start-up

joiningSans attendre les soldes, Facebook a déjà fait ses premières emplettes de début d’année, en s’offrant une start-up californienne spécialisée dans les applications de reconnaissance vocale. Il s’agit de Wit.ai, une jeune pousse créée il y a un an et demi par trois Français. Wit.ai, qui compte une dizaine de salariés, propose aux développeurs, via une plateforme à 99% gratuite, d’intégrer un assistant vocal dans leurs applications. Il peut s’agir de contrôler entièrement son portable, à la manière de Siri sur iPhone, de régler la température dans son logement ou encore de servir d’interface avec les objets connectés à Internet. Vous vous demandez quel est le rapport avec Facebook ? L’entreprise n’a pour l’heure pas précisé quelle utilisation elle comptait faire de Wit.ai. Mais pour le site Fortune, Facebook se positionne ainsi face aux géants Apple, Google et Microsoft, qui ont tous déjà intégré des outils de reconnaissance vocale à leurs produits. À moyen-terme, le réseau social pourrait envisager une telle application pour ses utilisateurs, qui auraient la possibilité de dicter directement leurs statuts et autres messages à leur smartphone. Mais pas seulement… Facebook cherche de toute évidence à se diversifier au-delà de son cœur de métier, comme le suggérait déjà le rachat, en mars dernier, de l’entreprise Oculus, un fabriquant de masques de réalité virtuelle.

LinkedIn prend des allures de blog

Vous ne le saviez peut-être pas mais LinkedIn, qui vous permet de construire votre réseau professionnel, a plus d’une fonctionnalité dans son sac. Depuis le début de l’année, tous les utilisateurs du réseau résidant dans les pays anglophones à travers le monde peuvent intégrer, tels des blogueurs, de véritables posts à leur profil, tandis que leurs contacts sont invités à les suivre et à recevoir leurs dernières actualités. Cette fonctionnalité a d’abord été réservée à un nombre restreint d’utilisateurs influents, dont Bill Gates, Richard Branson et Barack Obama, avant d’être ouverte au plus grand nombre. Entre février dernier et aujourd’hui, ce sont près d’un million de posts qui auraient été publiés sur LinkedIn, consacrant le succès du service. Il concernerait désormais près de 230 million d’utilisateurs. Mais LinkedIn, qui entend bien attirer avec ce nouveau contenu un trafic plus dense vers ses pages, ne compte pas en rester là. La société a indiqué réfléchir à un élargissement du service à ses 330 millions d’utilisateurs, dans toutes les langues.

Facebook au travail, c’est bientôt permis !

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On l’avait annoncée fin novembre, la version professionnelle de Facebook débarque en ce début d’année. Une version bêta de Facebook@Work sera dans un premier temps disponible pour une poignée d’entreprises partenaires du réseau social. Certaines fonctionnalités devraient être les mêmes que sur la version classique de Facebook, et les utilisateurs pourraient choisir ou non de lier leur compte perso et pro. Le partage de documents ou encore l’édition à plusieurs devraient également faire leur apparition. Business oblige, vous ne serez pas « amis » avec vos collègues, vous vous contenterez de les suivre. La grosse différence, c’est que @Work (pour les intimes) promet de ne pas se servir des données qui y seront partagées. La question est évidemment cruciale, puisque les utilisateurs seront invités à échanger messages et commentaires sur des sujets professionnels, donc forcément sensibles et confidentiels. Pour l’instant, le service est entièrement gratuit, mais The Wall Street Journal pense que Facebook instaurera rapidement un système d’abonnement, qui lui permettra de ne pas recourir aux annonceurs. Pour TechCrunch en revanche, Facebook pourrait proposer aux entreprises intéressées une alternative devenue classique: payer pour ne pas être encombré de messages publicitaires, ou accepter la publicité pour bénéficier d’un service gratuit. Avec ce nouveau service, Facebook va bientôt faire de l’ombre à Yammer, le réseau social d’entreprise développé par Microsoft, ou encore à LinkedIn et Viadeo.

Si vous avez apprécié ce post réalisé par l’équipe Synthèse de Kantar Media, nous vous invitons à découvrir notre service Revues et Synthèses médias, ainsi que notre vidéo des prédictions sur les 10 tendances à suivre cette année dans la sphère social media !

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