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Social Week Report – 23 janvier

23 janvier 2015 Social Week Report 0 Écrit par elhoste

Mais que ferait-on sans nos réseaux sociaux adorés… Cette semaine, Facebook vole encore la vedette à Twitter et Instagram, en dévoilant un peu plus ses projets pour 2015. Snapchat, de son côté, augmente ses tarifs aux annonceurs, tandis que Twitter se bat avec ses vieux fantômes.

FACEBOOK À TOUS LES ÉTAGES

 

Facebook dégaine tous azimuts en ce début d’année, et les médias ne parlent que de la firme au pouce bleu. Après avoir racheté Wit.ai, une start-up californienne spécialisée dans les applications de reconnaissance vocale, Facebook teste désormais à petite échelle (comme à son habitude) une fonctionnalité de retranscription des messages audio envoyés depuis Messenger. Comme l’explique sur sa page David Marcus, le vice-président en charge des produits de messagerie, pas toujours facile de lire ses messages audio pendant un concert ou une réunion. Problème résolu ! Grâce à ce nouveau service, Messenger vous propose une retranscription écrite instantanée du message.

On n’a décidément pas fini de parler des nouveautés proposées par le réseau social, qui devrait recruter pas moins de 1 200 employés dans les prochains mois pour déployer un ambitieux plan stratégique. D’après Reuters, cette importante vague d’embauches – le personnel de l’entreprise fin septembre 2014 comptait 8 348 employés à plein temps – devrait accompagner le lancement, peut-être en 2015, de plusieurs produits high-tech, dont les drones, les satellites et pourquoi pas, les casques de réalité virtuelle. Vous êtes un spécialiste de l’avionique, des communications radio ou de l’ingénierie thermique ? C’est le moment de mettre à jour votre CV. Mais attention, la compétition promet d’être féroce car les salaires révélés le week-end dernier par le Daily Mail ont de quoi faire rêver les cadors du monde entier. Forte de son succès, Facebook bichonne ses salariés ! Comptez plus de 172 000 dollars par an pour un chercheur, et près de 120 000 dollars pour un analyste produit. Même le salaire d’entrée y est attractif, avec 106 000 dollars proposés aux nouveaux ingénieurs réseaux.

Facebook peut sans doute se le permettre, et ce malgré certains esprits chagrins qui avaient annoncé (un peu vite) le déclin du réseau social. Une étude publiée par Deloitte cette semaine révèle même l’impact croissant de Facebook dans l’économie mondiale. En France, la firme aurait ainsi permis de générer 7 milliards de dollars d’activité économique, et 78 000 emplois. On ne parle pas ici d’impact direct, mais d’impact marketing (3,3 milliards de dollars d’activité générée et 36 000 emplois en France), d’effet plate-forme (1,8 milliard de dollars et 27 000 emplois), et de l’effet engendré sur la demande en appareils mobiles et en services connectés (1,6 milliard de dollars et 16 000 emplois créés). L’impact global de Facebook aurait ainsi triplé depuis l’année 2011. Au niveau mondial, la société californienne a permis indirectement de générer 227 milliards de dollars de valeur et de créer 4,5 millions d’emplois. D’autres esprits chagrins (économistes, cette fois) se posent tout de même des questions quant à la pertinence des données prises en compte dans l’étude, commandée à Deloitte… par Facebook.

ON EN PARLE AUSSI

Snapchat cachetonne à 750 000 dollars la journée

snapIl n’y a pas que le gaz, les transports et le Smic qui augmentent au 1er janvier. Snapchat a profité de la nouvelle année pour relever ses tarifs à destination des annonceurs. Il faudra désormais à ces derniers débourser la coquette somme de 750 000 dollars par jour pour pouvoir envoyer des messages promotionnels aux utilisateurs de l’application de messages éphémères. Depuis l’intégration – aux États-Unis seulement – des publicités sur le réseau de messagerie il y a quelques mois, les annonceurs, parmi lesquels McDonald’s, Macy’s, Universal, ou encore Samsung, ont pu envoyer des « snaps » à destination des 100 millions d’utilisateurs mensuels de Snapchat. Mais cette augmentation pourrait être légèrement prématurée. En effet, certains pointent du doigt l’incapacité de l’entreprise à fournir des statistiques complètes permettant d’évaluer l’impact réel de ces coûteuses publicités. Sans parler du fait que les publicités, comme les messages classiques échangés sur le réseau, sont elles aussi éphémères, et disparaissent donc des téléphones des utilisateurs après quelques instants. De l’argent jeté par les fenêtres pour certains, peut-être… Mais malgré un tarif jugé élevé, les marques pourraient bien finir par mettre la main à la poche, Snapchat leur promettant un accès privilégié à une cible insaisissable mais pleine de promesses, le public adolescent.

Les fantômes de Twitter resurgissent

ghost-twittererC’est fou ce qu’on peut apprendre à la faveur d’un simple document boursier. Cette semaine, c’est Twitter qui en a fait les frais, alors qu’un document officiel déposé auprès de l’autorité américaine des marchés financiers (Securities and Exchange Commission) révèle que près de 8,5% des utilisateurs du réseau de microblogage pourraient en fait être de vulgaires robots, en lieu et place de consommateurs potentiels. La question de l’activité réelle des utilisateurs est évidemment cruciale pour Twitter comme pour sa grande rivale Facebook, engagée pleinement dans sa stratégie de monétisation auprès des marques. Et le Graal de Twitter, ce sont bien les utilisateurs actifs, c’est-à-dire ceux susceptibles de recevoir positivement les publicités des annonceurs présents sur la plate-forme. On apprend également que près de 24 millions des abonnés actifs de Twitter, sur les 284 millions que compte le site, ne postent jamais de messages. La question des comptes fantômes sur Twitter s’apparente un peu à un marronnier version 2.0, puisque le Wall Street Journal affirmait déjà en avril 2014 que 44% des 974 millions de comptes sur Twitter n’avaient jamais généré le moindre tweet.

L’impact des réseaux sociaux à toutes les sauces

saucesQu’on les adore ou qu’on les déteste, pas moyen d’y échapper, les réseaux sociaux sont partout. Alors que Facebook, Twitter et consorts font aujourd’hui partie intégrante de la vie quotidienne de milliards d’utilisateurs sur la planète, ils sont l’objet de toutes les attentions, mais pas toujours les meilleures. Résultat : pas une semaine ne passe sans la publication d’une étude (voire deux ou trois) analysant ce que les réseaux nous apportent ou nous confisquent. La moisson du début de l’année est à cet égard particulièrement généreuse, à défaut d’être toujours pertinente. On apprend notamment du think tank Pew Research Centre que les utilisateurs réguliers des réseaux sociaux ne sont pas plus stressés que ceux qui ne sont pas connectés.  Chez les femmes en revanche, le temps passé sur les réseaux sociaux réduirait le stress, quoique modestement. Une autre étude réalisée par des chercheurs américains, et révélée cette semaine, établit un lien direct entre le partage d’informations sur les réseaux et le degré d’intérêt des utilisateurs pour l’actualité. Ça vous paraît peut-être évident dit comme ça, mais les médias en concluent un peu rapidement que les réseaux sociaux rendent intelligent ! Côté critiques, la fondation suisse pour les jeunes Pro Juventute explique cette semaine que les réseaux sociaux, avec leurs selfies parfaits, favorisent l’anorexie chez les plus jeunes, tandis qu’une campagne de sensibilisation aux visuels choc fait du bruit en Belgique, en rappelant que l’utilisation des réseaux sociaux y est responsable d’un accident au volant sur dix. Appelez ça la rançon du succès ou le revers de la médaille, l’impact des réseaux sociaux sur votre comportement, votre conduite ou votre intelligence est désormais scruté au microscope par les chercheurs du monde entier, et ça ne fait que commencer.

Si vous avez apprécié ce post réalisé par l’équipe Synthèse de Kantar Media, nous vous invitons à découvrir notre service Revues et Synthèses médias, ainsi que notre vidéo des prédictions sur les 10 tendances à suivre cette année dans la sphère social media !

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