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Social Week Report – 13 février

13 février 2015 Social Week Report 0 Écrit par elhoste

La politique s’invite sur les réseaux sociaux cette semaine. On parle notamment de la censure sur Twitter et du rôle incitatif de Facebook avant les élections législatives britanniques.

LES GOUVERNEMENTS CHERCHENT À CENSURER TWITTER

 

La liberté de parole des socionautes ne fait pas que des heureux. Le dernier « Transparency Report » mis en ligne par Twitter montre que les gouvernements du monde entier n’hésitent plus à demander le retrait de nombreux contenus. Durant la deuxième moitié de l’année 2014, ces demandes ont même fait un bond de 84% par rapport aux six premiers mois de l’année !  Et les demandes concernant les informations relatives aux utilisateurs ont augmenté de 40%. De quoi s’inquiéter ?

Parmi les contenus concernés, on trouve des messages faisant l’éloge de drogues ou encore des contenus diffamants. Mais dans certains pays, les demandes concernent tout bonnement les voix dissidentes qui s’expriment via les réseaux sociaux. Twitter a ainsi précisé avoir reçu plusieurs requêtes émanant du gouvernement russe pour le retrait de critiques à l’encontre du pouvoir en place ou faisant mention de manifestations en Ukraine. Dans la mesure du possible, Twitter explique avoir refusé le retrait du contenu mais le site de microblogging s’est tout de même exécuté dans 13% des cas.

Pour Twitter, pas de doute, la période, émaillée par « des élections et des attaques terroristes », a favorisé l’augmentation des demandes concernant les utilisateurs. En France, elles ont été multipliées par cinq en deux ans tandis que les États-Unis ont émis 1 622 demandes, soit  56% du total.

turquieLa Turquie s’est particulièrement illustrée entre juillet et décembre dernier, en adressant pas moins de 477 demandes de retrait de contenus à Twitter, soit une augmentation de 150% par rapport aux six premiers mois de 2014. Les chiffres sont spectaculaires, mais ce n’est pas vraiment une surprise. Le gouvernement turc n’a en effet jamais fait grand secret de son mépris pour les réseaux sociaux, le président Recep Tayyip Erdogan ayant même déclaré vouloir carrément « éradiquer Twitter »…. En mars dernier, l’accès à Twitter et à YouTube avait été bloqué temporairement, suite à la diffusion de messages le mettant en cause dans des affaires de corruption.

Et pourtant, à la surprise générale, celui qui comparait Twitter à « un couteau dans les mains d’un assassin » a finalement ouvert un compte sur le site cette semaine, avant de publier un premier tweet des plus consensuels à l’occasion de la journée nationale antitabac en Turquie.

ON EN PARLE AUSSI

Le Facebook citoyen est arrivé

Qui a dit que les réseaux sociaux ne devaient servir qu’à narguer vos amis avec les photos de vos vacances hivernales aux Bahamas ? La semaine dernière, les utilisateurs britanniques de Facebook ont vu apparaître sur leur fil d’actualité un message les exhortant à faire leur devoir de citoyen à l’occasion des élections législatives du 7 mai prochain. La campagne, née d’un partenariat entre le réseau et la Commission électorale britannique, vise à faire la promotion du service d’inscription électorale en ligne, disponible pour la première fois cette année. Une nouveauté qui était passée largement inaperçue auprès du public jeune, à qui la campagne sur Facebook est donc destinée en priorité. Un lien permettra aux utilisateurs d’accéder directement à ce service, sur le portail du gouvernement britannique. De quoi inciter les 35 millions de Britanniques qui se connectent chaque jour à Facebook à se déplacer jusqu’aux bureaux de vote. En 2010, une campagne similaire aux États-Unis aurait ainsi poussé près de 340 000 personnes à se rendre aux urnes, confirmant que Facebook pouvait aussi être un puissant déclencheur de vote.

Twitter s’entiche des influenceurs du web

Twitter vient d’annoncer le rachat de Niche, une agence de stars du Net, autrement appelés les influenceurs. Les influenceurs, c’est un peu la génération Y des traditionnels leaders d’opinion et surtout les nouveaux chouchous des annonceurs. Anonymes devenus stars du web et des réseaux sociaux, ils sont capables de faire et de défaire la réputation d’une marque en un tweet ou une vidéo. Ils peuvent aussi, moyennant finances, être mis à contribution pour faire directement la promotion d’une marque via leur compte Instagram ou Vine par exemple. C’est plus chic et surtout plus efficace qu’un tweet sponsorisé. Niche, une petite start-up créée en 2003, a flairé le bon filon et met en relation les marques et les influenceurs, revendiquant aujourd’hui plus de 6 000 stars des réseaux sociaux dans sa base de données. D’après le site spécialisé Re/Code, les services à haute valeur ajoutée de Niche pourraient bientôt être proposés aux annonceurs présents sur Twitter.

Facebook veut étendre son giron à l’Inde

Plus d’1,2 milliard d’Indiens en 2015, mais toujours pas d’accès mobile à internet pour la grande majorité de la population, et donc pas de connexion possible aux réseaux sociaux. Le défi est immense et les perspectives trop intéressantes pour passer à côté d’un marché aussi prometteur. Facebook a donc annoncé cette semaine le déploiement, dans 6 États indiens, de sa solution Internet.org, qui permet une connexion mobile gratuite à un certain nombre de services en ligne et à une quarantaine de sites, dont Wikipédia, la BBC ou encore… Facebook. Internet.org a déjà été lancé dans différents pays, parmi lesquels le Ghana, la Zambie, la Tanzanie ou encore la Colombie. Mais l’Inde est un véritable eldorado pour l’entreprise de Mark Zuckerberg, certains spécialistes estimant que le pays pourrait, à terme, dépasser le marché américain en termes d’utilisateurs. Une initiative non-lucrative mais pas tout à fait dénuée d’arrière-pensées pour Facebook, qui compte sur les marchés émergents comme l’Inde pour accroître encore sa présence au niveau mondial.

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