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Social Week Report – 24 avril

24 avril 2015 Social Week Report 0 Écrit par elhoste

Le Social Week Report vous explique cette semaine pourquoi la mission philanthropique de Facebook en Inde et les rêves d’Internet pour tous de Mark Zuckerberg sont sous le feu des critiques. Dans l’actu aussi, Instagram tente de clarifier ses règles en matière de nudité et Twitter joue franc-jeu sur les salaires versés à ses dirigeants.

LES BONNES ACTIONS DE FACEBOOK DANS LE COLLIMATEUR

collimateur

La philanthropie et le business peuvent-ils faire bon ménage ? C’est la question que se posent certains éditeurs de service qui faisaient encore tout récemment partie du bouquet proposé gratuitement par Facebook en Inde.

Petit retour en arrière. Via son programme « Internet.org », Facebook propose depuis février 2015 un accès mobile gratuit à Internet à la population indienne la moins aisée. Problème : le nombre de services et sites en accès gratuit est limité, sélectionnés par l’entreprise de Mark Zuckerberg. Pour ses détracteurs, « Internet.org » fait donc de ses utilisateurs des internautes de seconde zone, tout en ne respectant pas non plus le principe de la neutralité du web.

La neutralité du web, c’est la garantie d’un traitement identique pour tous les fournisseurs de contenus. Évidemment, en proposant un accès limité à une quarantaine de sites, Facebook ne respecte pas ce principe. Du coup, certains éditeurs partenaires du projet ont annoncé qu’ils quittaient « Internet.org ». « Nous ne voulons pas influencer les choix des consommateurs en limitant leurs options », a ainsi expliqué le voyagiste Clearstrip. Même argumentaire pour le grand groupe de médias indien Times Group, qui réclame un terrain de jeu « égalitaire » pour tous.

En fin de semaine dernière, le collectif « Savetheinternet.in » publiait une longue tribune adressée directement à Mark Zuckerberg, dénonçant les effets pernicieux du programme d’Internet gratuit déployé en Inde. C’est ni plus ni moins que l’Internet du pauvre, estime le collectif, qui explique que les plus démunis « ne sauront peut-être jamais qu’il y a autre chose que Facebook et des sites choisis par Mark Zuckerberg ».

Des attaques en règle qui n’ont pas manqué de faire réagir le principal intéressé. Sur son compte Facebook, Mark Zuckerberg explique que « les arguments sur la neutralité du Net ne devraient pas être utilisés pour empêcher les personnes les plus démunies de la société d’accéder à Internet ». Et le chef d’entreprise a tout intérêt à éteindre l’incendie rapidement, car l’Inde, avec ses 1,2 milliard d’habitants, est un marché incontournable pour le réseau social.

ON EN PARLE AUSSI

Face aux critiques, Instagram légifère sur la nudité

instagramCes dernières semaines, Instagram a fait l’objet d’un procès en hypocrisie concernant sa politique vis-à-vis de la nudité. Il faut dire que les clichés plus ou moins osés partagés sur le réseau d’images sont un véritable fonds de commerce pour un grand nombre de célébrités. Certaines stars du réseau, à l’image de Madonna (3,7 millions d’abonnés) ou de Miley Cyrus (18 millions d’abonnés), ne sont pas tendres avec Instagram, et l’accusent régulièrement de censure pure et simple. Le sujet est un vieux serpent de mer entre Instagram et les stars qui ont fait sa réputation et lui donnent chaque jour de la visibilité, dans un échange de bons procédés. On se souvient du coup d’éclat de Rihanna (17 millions d’abonnés), qui avait choisi en 2014 de fermer son compte suite à l’intervention des modérateurs sur une photo jugée déplacée. La polémique la plus récente concerne les photos d’allaitement, refusées jusqu’ici par le réseau. Ce sera désormais possible, à en croire les nouvelles règles édictées par Instagram. Mais attention tout de même, sein qui allaite, OUI, simples tétons, NON. Pour les fesses, c’est encore plus subtil, puisque seront proscrits les « plans rapprochés de fesses entièrement exposées » (sic). Pas de doute, le diable est bien dans les détails.

« Golden hello » pour le directeur financier de Twitter

goldenChez Twitter, il vaut mieux être directeur financier que PDG ! C’est ce qui ressort d’un document boursier soumis cette semaine par le site de micro-blogging. Ainsi, Anthony Noto, qui a rejoint l’entreprise en juillet dernier pour prendre la direction des finances, était le dirigeant le mieux payé de Twitter en 2014, avec une enveloppe globale (stock options comprises) de 72,8 millions de dollars. Un sympathique cadeau de bienvenue, ou golden hello, qui n’aura pas manqué de faire sourciller Mike Gupta, le prédécesseur de M. Noto, qui avait touché la bagatelle de 24,6 millions de dollars en 2013. Bien plus sage, Dick Costolo, le PDG de Twitter, n’a reçu que 14,000 dollars au titre de son salaire en 2014. Une restriction que le patron s’est lui-même imposé pour la deuxième année consécutive, précise le Wall Street Journal, avant d’ajouter que M. Costolo détient quelque 8 millions d’actions dans l’entreprise, pour une valeur globale de… 413 million de dollars. Il peut donc dormir sur ses deux oreilles.

Si vous avez apprécié ce post réalisé par l’équipe Synthèse de Kantar Media, nous vous invitons à découvrir notre service Revues et Synthèses médias, ainsi que notre vidéo des 10 tendances à suivre cette année dans la sphère social media !

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