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RESTRUCTURATION DE GOOGLE : ABC POUR MIEUX RÉGNER

12 août 2015 Sans catégorie 1 Écrit par elhoste

Branle-bas de combat dans le monde de la high-tech cette semaine ! Ça n’a pas pu vous échapper, même depuis votre transat, Google a annoncé une restructuration majeure, avec la création d’une holding qui sera cotée en Bourse sous le nom d’Alphabet.

Cette dernière, qui sera gérée par les co-fondateurs du groupe internet Larry Page et Sergey Brin, sera donc désormais la maison-mère de Google, qui devient du même coup une « simple » filiale d’Alphabet. YouTube reste dans le giron de Google, et ne prend pas le statut de société indépendante. La holding Alphabet comptera en outre trois laboratoires précédemment inclus dans Google, deux fonds d’investissement (Google Ventures et Google Capital), ainsi que deux sociétés commerciales (Fiber et Nest). Vous suivez toujours ?

L’annonce surprise n’a pas manqué de décontenancer, puis d’amuser les réseaux sociaux. Sur Twitter, le buzz est quasi-immédiat et le hashtag #Alphabet devient un trending topic. Il y a d’abord ceux qui cherchent à comprendre et qui font œuvre d’une pédagogie un peu artisanale au bénéfice de toute la Twittosphère

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Mais les utilisateurs du réseau social s’enflamment tout particulièrement sur le nom choisi par le géant américain, qui devient vite le sujet d’une cascade de tweets railleurs, postés dans le monde entier.

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Si, comme il fallait s’y attendre, le nom d’Alphabet ne fait pas l’unanimité, les médias découvrent bientôt que le domaine web associé appartient déjà à …. BMW. En effet, Alphabet est aussi le nom d’une filiale du constructeur allemand, qui a sa propre page Facebook. Et à en croire le New York Times, BMW n’a pas l’intention de céder les droits d’« www.alphabet.com ».

alphabet-300x101Fâcheux aussi, le compte Twitter @alphabet est la propriété d’un certain Chris Andrikanich, un Américain vivant à Cleveland, dans l’Ohio. Ce dernier, propulsé star d’un jour sur Twitter et un peu encouragé par les médias qui l’assaillent, se rêve déjà en milliardaire, à la faveur d’un potentiel rachat de son compte par Alphabet.

Au-delà des moqueries plutôt inévitables, la grande question à la une de tous les médias cette semaine, c’est aussi POURQUOI ?

La première explication, la plus évidente, est celle d’une transparence accrue vis-à-vis des marchés financiers. En séparant ses branches d’investissement et ses laboratoires d’expérimentation de Google, Alphabet envoie un message clair aux investisseurs, qui devraient mieux comprendre comment l’argent du géant américain est utilisé. De même, les projets novateurs de Google, mieux identifiés, pourront grossir de manière indépendante.

Mais il y aurait des raisons moins avouables derrière ce big-bang structurel. D’après des documents remis par Alphabet au gendarme boursier américain et relayés par BFM Business, la maison-mère de Google aurait déjà été immatriculée dans le Delaware, connu pour être le deuxième État le plus petit des États-Unis mais surtout pour être… un paradis fiscal.

Enfin, il s’agirait pour le géant américain de se protéger contre les conséquences des lois anti-trust qui menacent Google, particulièrement en Europe. Selon l’analyse d’un économiste cité par L’Obs, une fois devenu une filiale d’Alphabet, le devenir juridique du futur Google ne pourra pas impacter les autres activités de la maison-mère. Certains Twittos avaient eu le nez creux dès lundi soir.

Commentaires 1

  1. donnet /

    Très Intéressant mais non surprenant sur les finalités.

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