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Social Week Report – 04 septembre

4 septembre 2015 Social Week Report 0 Écrit par elhoste

La crème des réseaux sociaux ne rate pas sa rentrée, et fait l’actu de la semaine, à lire dans le Social Week Report. Facebook cumule les records, YouTube met la dernière touche à son nouveau business model, Instagram renonce à la coupe au carré et Twitter attire les bons élèves.

LES FRANÇAIS ET LE MONDE ACCROS À FACEBOOK

Près de la moitié de la population française est active sur Facebook. La firme de Mark Zuckerberg a annoncé cette semaine avoir franchi la barre des 30 millions d’utilisateurs actifs dans l’Hexagone. Pour être « actif » selon les critères de Facebook, pas besoin d’être connecté très souvent, puisqu’il suffit de poster, de partager ou de « liker » un contenu une fois par mois. Sur ces 30 millions de socionautes, 24 millions utilisent leur smartphone pour se connecter, ce qui conforte la stratégie résolument mobile du réseau social.

Mais que font les Français sur Facebook ? Apparemment, ils regardent/postent de plus en plus de vidéos… le nombre de vidéos postées a ainsi quasiment doublé en un an (+ 93%), contre + 75% au niveau mondial. « Parmi les Français qui regardent Facebook tous les jours, plus de 50% regardent une vidéo », ajoute Laurent Solly, directeur général de Facebook France, cité par Le Parisien.

Libération remarque que les agrégateurs de contenus, comme Melty, Buzzfeed ou Kombini, arrivent en tête des pages les plus consultées. Suivent les pages des grands médias et les bandes-annonces, teasers et autres clips promotionnels de films et séries.

Que des bonnes nouvelles en cette rentrée pour Facebook, qui a également annoncé avoir franchi la barre impressionnante du milliard de personnes connectées la même journée, soit un être humain sur sept. Cela n’empêche pas l’entreprise d’en vouloir toujours plus et de déployer cette semaine une nouvelle campagne publicitaire à la télévision américaine, avec ce slogan « What’s on your mind ? ».

LE YOUTUBE PAYANT, C’EST (PRESQUE) MAINTENANT

Le modèle économique de YouTube s’apprête à changer de façon radicale, selon The Verge. Annoncées depuis des mois, deux formules payantes devraient faire leur apparition sur le site de téléchargement de vidéos avant la fin de l’année. Si l’on sait déjà que l’une concernera les vidéos musicales, les contours de la seconde offre restent encore flous, mais cela pourrait concerner l’accès aux contenus premium sur YouTube. « Music Key », le nom donné par YouTube à son offre musicale payante, est en test depuis le mois de novembre dernier. Pour ceux qui voudront bien mettre la main à la poche, la publicité devrait ainsi complètement disparaître.

L’enjeu est d’importance à la fois pour YouTube et les labels, qui n’ont jamais vraiment réussi à s’entendre sur les droits dus aux artistes. Les deux parties seraient actuellement en discussion pour s’accorder sur la redistribution des revenus issus de cette nouvelle offre musicale. Pour mémoire, près de 50% des contenus les plus visionnés sur le site sont des vidéos musicales.

Côté utilisateurs, la mise en place de ces offres s’annonce comme un véritable bouleversement, YouTube ayant toujours été gratuit et financé très largement par les publicités intégrées avant les vidéos. Mais malgré son énorme popularité et une notoriété mondiale, le modèle économique du site de Google n’est toujours pas pérenne et peine à engranger des profits, plombé par des coûts de fonctionnement très lourds. La maison-mère attend donc beaucoup de ce changement majeur.

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La petite révolution d’Instagram ne fait pas que des heureux

instagramInstagram est-il sur le point de perdre son identité ? La question est posée par de nombreux commentateurs ces derniers jours, alors que le réseau a annoncé qu’il accepterait désormais les photos et vidéos aux formats portrait et paysage. Une révolution géométrique de taille pour Instagram, qui avait bâti sa réputation sur ses photos au carré, inspirées du format délicieusement vintage des mythiques Polaroid. Les raisons évoquées par Instagram pour expliquer ce changement résonneront sans doute aux oreilles des aficionados. Qui ne s’est pas déjà retrouvé éjecté d’un très réussi usfie (selfie de groupe) pour cause de recadrage au carré imposé par l’application ?

De bonnes intentions certes, mais aussi une petite idée derrière la tête, qui n’est pas sans relation avec la présence croissante des annonceurs. En uniformisant le format de ses contenus avec les standards utilisés par les autres plateformes vidéo, Instagram devrait attirer davantage de marques, notamment celles qui ne souhaitent pas produire un contenu adapté. Les vidéos promotionnelles déjà présentes sur le site de la maison-mère, Facebook, pourraient ainsi être recyclées. De plus, l’utilisation croissante du smartphone tend à favoriser les vidéos verticales, comme l’a déjà bien compris Snapchat. Instagram semble donc avoir fait le choix de la raison, si ce n’est celui de la singularité et du charme.

Jeunes et diplômés sont sur Twitter

twitterCeux d’entre nous qui sont rebutés par Twitter et se demandent parfois s’il faut un diplôme pour en comprendre le fonctionnement pourraient bien trouver du grain à moudre dans cette nouvelle étude réalisée conjointement par Twitter, l’American Press Institute et la société d’études DB5. On y apprend que, dans les faits, les Twittos sont, en moyenne, plus diplômés, mais aussi plus jeunes, que l’ensemble des internautes présents sur les réseaux sociaux. Deux échantillons d’utilisateurs actifs ont ainsi été comparés pour en conclure que 57% des utilisateurs de Twitter étaient au moins titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur, quand seuls 40% de l’échantillon des personnes présentes sur les réseaux sociaux en général l’étaient. Autre conclusion : l’âge moyen des utilisateurs de Twitter est de 36 ans, contre 46 ans pour le second échantillon.

Les Twittos se distinguent également par leurs centres d’intérêt : la science (47% contre 21%), la technologie (58% contre 26%) mais aussi les arts et la culture (43% contre 16%) ainsi que les droits de l’homme (58% contre 34%). Enfin, les Twittos semblent avoir une vision toute pragmatique des réseaux sociaux : 30% indiquent s’y rendre car cela les « aide » dans leur activité professionnelle, contre 6% seulement pour les sondés qui ne fréquentent pas Twitter.

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