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Social Week Report – 23 octobre

23 octobre 2015 Social Week Report 0 Écrit par elhoste

Et si Amazon se proposait d’acquérir YouTube pour concurrencer Netflix… Impossible ? C’est pourtant ce qui est en train de se passer en Chine où le géant Alibaba a dévoilé de grandes ambitions. Le Social Week Report s’intéresse aussi au profil 2.0 du futur Premier ministre canadien, au brain drain chez Snapchat et aux sondages, qui débarquent sur Twitter.

GRANDES MANŒUVRES AUTOUR DU YOUTUBE CHINOIS

youku

Alibaba, le géant chinois du commerce en ligne que l’on compare souvent à Amazon ou à eBay, est en passe de s’offrir Youku Toudou, le site de vidéos en ligne le plus populaire en Chine. Youku Toudou (littéralement « pomme de terre cool » si l’on en croit le dico Les Échos), c’est un peu le YouTube chinois, à quelques notables différences près.

D’abord, le site draine tous les mois 580 millions de visiteurs uniques, soit à peu près la moitié du trafic revendiqué par YouTube dans le monde. Ensuite, les contenus sont volontairement professionnels, avec la diffusion de films et de séries. Exit les vidéos amateurs qui pullulent sur YouTube. Censure étatique oblige, Youku Toudou donne dans le contenu premium et contrôle rigoureusement ce que les internautes téléchargent sur la plateforme. Mais cette stratégie a un coût, ce qui a empêché, jusqu’ici, l’entreprise de générer un chiffre d’affaires confortable.

La force de frappe financière d’Alibaba, qui pourrait mettre 4 milliards d’euros sur la table pour boucler la transaction, devrait faire la différence. D’autant que le géant chinois assume ses grandes ambitions. Le groupe souhaite rien moins que « devenir l’équivalent des sociétés américaines HBO et Netflix » et « redéfinir le divertissement à domicile », expliquait ainsi le président de la branche divertissement digital, Patrick Liu, le 1er septembre dernier.

L’offre d’Alibaba devrait être acceptée sans trop rechigner, l’entreprise ayant offert aux actionnaires de Youku Toudou un prix 30% plus élevé que le cours de l’action à New York. Les fondateurs seraient déjà conquis et le président, Victor Koo, pressenti pour rester aux manettes.

ON EN PARLE AUSSI

Trudeau, très pro sur Twitter

trudeauL’utilisation des réseaux sociaux a-t-elle permis à Justin Trudeau, futur chef du gouvernement canadien, de mener une campagne électorale efficace ? Après l’annonce en début de semaine du triomphe du chef du parti libéral canadien, Le Journal de Montréal se propose de passer en revue les bonnes pratiques 2.0 de l’homme politique, qui a capitalisé à fond sur Twitter pour communiquer ces derniers mois. Il semblerait que Justin Trudeau et ses équipes de com’ aient passé beaucoup de temps à éplucher la Bible en la matière, fournie par Twitter lui-même. Ça s’appelle le Twitter Government and Elections Handbook, et comme son nom l’indique, il s’agit d’un véritable manuel de communication à destination des hommes politiques. Parmi les bons conseil de Twitter qui ont été suivis à la lettre par Justin Trudeau, on trouve l’injonction à « être soi-même », ou comment faire partager son quotidien de la manière la plus authentique possible, photos à l’appui ; les échanges interpersonnels avec les followers ; l’usage intelligent des mots-clics (comprenez hashtag pour les québécois) ; ou encore le recours à des tweets sponsorisés. Un sans-faute pour Justin Trudeau, conclut le média, qui note – comme c’est étonnant – que cette campagne électorale s’est jouée davantage sur les réseaux sociaux que la précédente, en 2011.

Facebook recule dans le cœur des ados

facebookUn nouveau sondage vient confirmer le déclin (tout relatif) de Facebook dans le cœur des ados américains. D’après le blog Digits du Wall Street Journal, ces derniers ne citent Facebook qu’en 4e position de leurs réseaux sociaux préférés. Instagram ressort comme le réseau social le plus cité par les adolescents, suivi par Twitter et Snapchat. Lors d’une précédente édition du sondage, en 2012, 42% avaient cité Facebook comme étant leur réseau social préféré. Mais cette étude vient directement contredire les chiffres mis en avant par Pew Research, faisant de Facebook le site le plus utilisé par les américains âgés entre 13 et 17 ans. Si la multitude des études publiées sur le sujet pourrait bien nous faire perdre le nord, une certitude demeure : Facebook est gagnant dans tous les cas, puisqu’Instagram est aussi la propriété du géant, pour l’heure incontesté, des réseaux sociaux.

Chez Snapchat, les cadres disparaissent aussi

forbesLa fuite des cerveaux chez Snapchat suscite des interrogations sur le leadership d’Evan Spiegel, PDG du réseau social, en pleine ascension. Cette semaine, c’est la directrice de la communication, Jill Hazelbaker, qui a quitté l’entreprise pour rejoindre les VTC d’Uber. Cela porte à 8 le nombre de défections depuis le début de l’année 2014. Plus préoccupant encore, un seul de ces hauts dirigeants a passé le cap des huit mois au sein de Snapchat. Certains médias américains s’interrogent ouvertement sur la personnalité d’Evan Spiegel, que plusieurs sources décrivent comme étant difficile, voire prétentieux. Mais attention tout de même à ne pas faire trop vite de ce dernier le méchant de l’histoire. Dans le monde de la high tech et du web, les cadres dirigeants en vue s’arrachent et les campagnes de recrutement sont très agressives. À la tête d’une entreprise qui pourrait bientôt être valorisée 16 milliards de dollars en Bourse, le jeune homme de 25 ans manquerait tout simplement d’expérience.

Des sondages font faire leur apparition sur Twitter

sondagesTwitter a annoncé l’arrivée en France d’une nouvelle fonctionnalité, « Questions ». Les internautes pourront ainsi créer des petits questionnaires à choix multiples sur un sujet de leur choix, afin de sonder la communauté et leurs followers. Selon Les Échos, cela vient officialiser la pratique commune, sur le réseau social, de sonder ses followers avec un retweet ou une mise en favori pour marquer son degré d’approbation. « Questions » a déjà été testée dans différents pays avant d’être rendue disponible en France. Après 24 heures maximum de consultation anonyme, les résultats s’afficheront en pourcentage. Pour Twitter, il s’agit de proposer à ses utilisateurs toujours plus de services et d’interaction pour les retenir sur la plateforme. Sans pour autant voir le mal partout, on peut raisonnablement penser que ces mini-sondages constitueront autant de nouvelles données permettant aux annonceurs de mieux cibler les adeptes du réseau. À l’approche des élections régionales en France, France Info anticipe déjà « un joyeux bazar ».

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