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Social Week Report – 06 novembre

6 novembre 2015 Social Week Report 0 Écrit par elhoste

Le Président français débarque sur Snapchat. Pour y dire quoi ? Le Social Week Report vous fait part de ses hypothèses. Dans l’actu cette semaine, il y a aussi la forme insolente de Facebook, la révolution du « fav » sur Twitter, et les bons résultats de LinkedIn.

FRANÇOIS HOLLANDE EN PASSE DE SNAPPER À TOUT-VA

hollande

Gaspard Gantzer, le chef du pôle communication de l’Élysée, l’a annoncé presque en catimini à Stratégies cette semaine : François Hollande sera le premier homme politique français à disposer d’un compte Snapchat. Cette annonce intervient alors que le chef de l’État a ouvert il y a deux semaines un compte Instagram, qui revendique à ce jour quelque 19 000 abonnés. Encore un signe que la réputation sulfureuse de Snapchat n’est plus qu’un lointain souvenir et que le réseau est devenu un canal de communication à part entière, particulièrement prisé des hommes et femmes politiques.

C’est aux États-Unis que Snapchat a gagné ses galons en la matière, en s’imposant comme un passage obligé pour les candidats à la succession de Barack Obama. Ainsi, Hillary Clinton, en pleine campagne, y est particulièrement active. Snapchat, c’est un moyen (théorique) de toucher la jeune génération et l’ouverture d’un compte par François Hollande participe de cette même stratégie. Peu de chances toutefois de voir apparaître sur le compte du Président des selfies humoristiques agrémentés de filtres éphémères dont Snapchat a le secret. François Hollande, comme l’anticipe Le Figaro, devrait principalement utiliser la fonctionnalité « Stories » pour partager des séquences vidéo éphémères. Les coulisses de ses (nombreux) déplacements pourront également participer au « story-telling » présidentiel via des snaps.

Mais que François Hollande se méfie. Ce qui se passe sur Snapchat pourrait ne pas rester uniquement sur Snapchat. À la faveur d’une nouvelle mise à jour de ses conditions d’utilisation, le réseau social précise cette semaine que les utilisateurs lui accordent une « licence perpétuelle » pour « héberger, stocker, utiliser, afficher, reproduire, éditer, adapter, modifier, publier » (et j’en passe…) les contenus postés sur sa plateforme. Malgré les tentatives d’explication de Snapchat, c’est la bronca générale, certains médias poussant la paranoïa jusqu’à imaginer une utilisation publique des messages les plus intimes échangés entre les membres du réseau.

LES RÉSULTATS DE FACEBOOK DÉJOUENT TOUS LES PRONOSTICS

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Les résultats trimestriels de Facebook ont pris les analystes de court, en dépassant de loin les attentes les plus optimistes. Avec un chiffre d’affaires en hausse de 40% et un bénéfice qui grimpe de 11%, la croissance de l’entreprise est franchement impressionnante. Les marchés ne s’y sont d’ailleurs pas trompés, et le titre a atteint son plus haut niveau, à 107,75 dollars, après la publication de ces résultats.

Facebook est plus que jamais un passage obligé pour les socionautes, qui sont ainsi 65% à se rendre quotidiennement sur le site. En tout, 1,5 milliard de personnes se connectent tous les mois sur Facebook et 1 milliard le font même chaque jour. Conséquence de ces chiffres étourdissants rendus publics par l’entreprise cette semaine, les revenus publicitaires s’envolent, en hausse de 45% en un an pour atteindre 4,3 milliards de dollars au troisième trimestre 2015. Sur mobile, Facebook serait désormais en mesure de capter 17% du marché mondial de la publicité numérique.

Seule ombre au tableau, l’activité des utilisateurs. À en croire le Wall Street Journal, ces derniers sont de moins en moins nombreux à mettre à jour leur statut. Au troisième trimestre, seuls 34% l’auraient updaté, contre 50% sur la même période en 2014. Même tendance baissière pour le partage de photos : ils n’étaient que 37% à partager leurs pics préférés avec leurs amis ce trimestre, contre 59% en 2014.

Si cela peut apparaître comme une minuscule épine dans le pied du géant des réseaux sociaux, la tendance n’est pas pour autant prise à la légère. Et Facebook met tout en œuvre pour sortir de la léthargie ses utilisateurs, dont les humeurs, les souvenirs et les coups de gueule constituent toujours la matière première de la plateforme.

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Twitter, as-tu du cœur ?

coeurConsternation sur la Twittosphère mercredi dernier : les favoris ont disparu, remplacés par des cœurs. Cette fonctionnalité, surnommée « fav », était jusqu’alors représentée par une étoile, équivalent du « J’aime » sur Facebook, ou du pouce levé sur YouTube. Mais voilà que Twitter décide de mettre fin à cette pratique, en imposant aux utilisateurs d’ « aimer » les tweets, plutôt que de les « mettre en favori ». Le rejet est quasi-unanime dans les médias. « Twitter impose le monopole du cœur » pour Le Figaro, Twitter perd « tout ce qu’il restait d’original » pour Slate, tandis qu’une chronique publiée par le Guardian demande carrément la nationalisation du réseau social. Dans son communiqué, Twitter explique que les étoiles « pouvaient prêter à confusion, en particulier pour les nouveaux utilisateurs ». Les cœurs, poursuit l’entreprise, permettront de dire plus de choses. C’est justement la signification de ces cœurs qui ne convainc pas les journalistes, premiers utilisateurs de Twitter. « Comment apposer un cœur rouge passion sur un tweet qui relate un accident mortel, alors que l’on pouvait marquer ce tweet d’une étoile pour le retrouver plus tard? », se demande ainsi Le Figaro. Mais pour Wired, pas de doute, ce changement ne s’adresse pas aux aficionados mais bien aux nouveaux utilisateurs, que Twitter peine tant à attirer dans ses filets. Non seulement le symbole du cœur est universellement reconnu et compris, mais il est déjà d’usage sur Periscope et Vine, tous deux propriétés de Twitter.

LinkedIn a le vent en poupe

linkedinLinkedIn est en forme ! Le réseau professionnel américain a fait état d’une hausse de 37% de ses revenus au troisième trimestre, à 780 millions de dollars. La publication des chiffres – supérieurs aux attentes – a fait s’envoler le titre, qui prenait jusqu’à 12% dans les échanges suivant la clôture des marchés. Dans le détail, les solutions de recrutement proposées aux entreprises constituent toujours l’essentiel des revenus du groupe (64%). Les services marketing et les abonnements premium se portent bien aussi, tous deux en forte croissance. Cette vigueur permet désormais à LinkedIn de revendiquer plus de 400 millions d’utilisateurs. Si la croissance du chiffre d’affaires est particulièrement forte aux États-Unis (+41%), LinkedIn a les yeux rivés sur la Chine, qui promet d’être son futur levier de croissance. Par rapport au début de l’année 2014, le nombre de membres chinois a été multiplié par trois, à 13 millions. L’Inde est déjà le deuxième marché de l’entreprise, derrière les États-Unis, sur la base du nombre d’utilisateurs. Enfin, comme pour n’importe réseau social qui se respecte, le mobile représente plus de 50% de l’activité sur LinkedIn.

Emilie-Lhoste-V1-2

 

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