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Social Week Report – 22 janvier

22 janvier 2016 Social Week Report 0 Écrit par elhoste

Pas de blackout ni de panne géante pour le Social Week Report cette semaine ! On vous présente des YouTubeurs très en vue aux États-Unis, on vous aide à faire le tri dans vos amis sur Facebook, on parle football (et oui) et enfin, on décrypte la nouvelle stratégie de WhatsApp pour booster ses profits.

Les vlogueurs de YouTube prennent du galon

democraticEnjoyPhoenix qui participe à Danse avec les Stars, c’est une chose… mais imaginez un peu que cette dernière se retrouve à poser une question à François Fillon lors de l’un des débats de la primaire entre les candidats Les Républicains. Incongru ? Pas tant que ça, puisque c’est plus ou moins ce qui s’est passé le week-end dernier aux États-Unis. En effet, lors du très sérieux débat opposant les trois candidats à l’investiture démocrate pour la prochaine élection présidentielle américaine, il n’y avait pas que des journalistes traditionnels. Des vlogueurs américains très populaires étaient en effet de la partie, invités à poser leurs propres questions à Hillary Clinton, Bernie Sanders et Martin O’Malley. Une façon pour YouTube, qui diffusait le débat en live streaming en parallèle de la diffusion plus classique assurée par la chaîne NBC, de s’inscrire un peu plus dans l’establishment américain. C’est aussi la preuve, s’il en fallait encore une, que les réseaux sociaux sont définitivement intégrés dans la stratégie de campagne des candidats outre-Atlantique, tous persuadés d’avoir trouvé LA solution pour impliquer la jeune génération dans les débats. Au-delà du retentissement médiatique de ces initiatives, c’est bien le taux de participation des millenials au scrutin du 8 novembre qui permettra de dire si les efforts des candidats pour se mettre en scène sur Snapchat ont porté véritablement leurs fruits.

Combien comptez-vous de vrais amis sur Facebook ?

amisCe n’est pas parce que vous avez 1 000 amis sur Facebook que vous auriez 1 000 amis auxquels vous adresser en cas de problème ! On s’en doutait un peu, mais une équipe de scientifiques de l’université britannique d’Oxford vient de le prouver dans une étude. Les personnes interrogées estiment à seulement 5 le nombre de personnes auxquelles elles pourraient s’adresser dans les moments difficiles, et ce, quel que soit leur nombre d’amis déclaré sur Facebook. Mais les experts vont plus loin : le nombre maximum de personnes avec lesquels nous pouvons entretenir des relations sincères et fortes tourne autour de 150, ce qui, à y réfléchir, n’est déjà pas si mal. Ce qui nous limite est aussi bien un impératif de temps que des contraintes physiologiques et cognitives, déjà mises en lumière par des études d’anthropologues sur les dynamiques de groupe. Au final, c’est un peu comme si nous avions en nous un capital social limité, qu’on pourrait choisir de répartir à notre guise mais sans jamais pouvoir le dépasser. Et les réseaux sociaux n’y peuvent rien, si ce n’est entretenir la douce illusion d’une communauté d’amis extensible à l’infini… D’après les anthropologues toujours, rien ne pourra jamais remplacer le contact physique et les rencontres en chair et en os, une bonne nouvelle pour ceux qui voyaient déjà l’humanité basculer dans le virtuel. Sachez aussi que la moyenne statistique des amis sur Facebook tourne autour de 155 par utilisateur et que les femmes, avec 166 amis, ont une moyenne sensiblement plus élevée que les hommes (145 amis).

Wenger se paie les réseaux sociaux

wengerArsène Wenger n’est pas réputé pour être particulièrement disert. Mais cette semaine, une sortie de l’entraîneur du club de football d’Arsenal a retenu l’attention des médias, particulièrement outre-Manche. Selon ce dernier, l’un des problèmes qui menacent le futur du football n’est autre que la montée en puissance des réseaux sociaux. On le sait, les fans de foot ont pris d’assaut les plateformes telles que Facebook, Twitter ou Vine, qui leur permettent à la fois de soutenir leur équipe, de commenter les matchs en direct ou encore de s’échanger les vidéos des plus belles prouesses techniques. Les équipes elles-mêmes savent parfaitement en jouer et susciter la ferveur de leurs supporteurs via une communication dédiée. Mais voilà, pour Arsène Wenger, les réseaux sociaux sont surtout coupables de nourrir l’agressivité de certains fans, qui profitent de ce monde virtuel pour donner libre cours à leur frustration, surtout en cas de défaites répétées. Un phénomène qu’Arsène Wenger voit s’amplifier dans les années à venir, alors que les opinions les plus extrêmes, jadis isolées, trouvent un écho plus facilement sur les médias sociaux. Il faut dire que l’entraîneur de 66 ans est loin d’être un aficionado de Twitter. Arsène Wenger y est devenu récemment la tête de Turc de certains supporteurs et commentateurs sportifs qui ont même lancé un hashtag peu équivoque (#WENGEROUT) sur Twitter pour demander la démission du coach. On comprend donc que ce dernier n’ait même pas pris la peine d’y ouvrir un compte, préférant laisser fleurir de multiples comptes parodiques plutôt que de risquer de se faire sévèrement tacler.

Le saviez-vous ? WhatsApp est une appli payante

whatsappQuand Jan Koum, le fondateur de WhatsApp, a annoncé lundi que l’application de messagerie allait redevenir 100% gratuite, c’est un peu comme s’il avait fait deux annonces en une. Qui, des 900 millions d’utilisateurs de la plateforme à travers le monde, peut s’enorgueillir de savoir que le modèle économique de WhatsApp a été bâti sur un abonnement payant ? Comme nous le racontent Les Échos, c’est en 2012 qu’un abonnement annuel à 1 euro avait en effet été mis en place, en échange de services illimités. Problème : l’écrasante majorité des utilisateurs n’ont jamais payé pour ce service. Alors comment WhatsApp – propriété de Facebook depuis deux ans – compte-t-elle engranger des bénéfices ? Là aussi, Jan Koum a été clair : WhatsApp ne basculera pas dans la monétisation par la publicité, à l’instar de ce que pratique Instagram, par exemple. WhatsApp va plutôt se tourner vers les entreprises pour créer davantage d’interactions entre les marques et ses utilisateurs via les services de l’application. C’est ce qu’a déjà mis en place WeChat, le WhatsApp chinois, en proposant par exemple aux utilisateurs de commander un taxi ou de payer un produit tout en restant sur son interface. C’est aussi la stratégie déployée peu à peu par Messenger, autre fleuron de Facebook.

Emilie-Lhoste-V1-2

 

CREDITS PHOTO : Murad Sezer/Reuters – The Irish Times

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